Le deuxième Baromètre national de l'IA dans les RH* (Parlons RH - 2026), dont TalenCo est partenaire, vient de paraître. Il confirme ce que beaucoup pressentaient : les professionnels RH ont majoritairement appris à utiliser l'intelligence artificielle… Mais apprendre à l'utiliser ne signifie pas encore l'avoir déployée stratégiquement.

Entre une acculturation qui progresse vite (+13 points d'utilisation des agents conversationnels en un an) et des usages encore cantonnés à la “bureautique augmentée”, la fonction RH est à un tournant. La tempête annoncée n'a pas encore frappé, mais les pionniers, eux, ont déjà commencé à bouger.
L’édition 2026 du baromètre montre que l’IA générative dépasse désormais la simple question des outils RH pour devenir un enjeu de transformation du travail, des métiers et des compétences, que la fonction RH doit non seulement accompagner mais également pleinement piloter !
Dans cet article, nous revenons sur les chiffres clés du baromètre, sur ce qui a réellement changé depuis 2025, mais aussi sur ce que les données ne disent pas toujours.
Nous verrons pourquoi la transformation reste encore timide, quels angles morts doivent alerter les dirigeants et DRH, et surtout quels leviers activer pour passer d’une logique d’acculturation à une véritable transformation IA de l’entreprise.
*Le Baromètre IA & RH 2026 s’appuie sur une enquête menée entre décembre 2025 et février 2026 auprès de 343 répondants, majoritairement des professionnels RH en entreprise (DRH, RRH, HRBP, Resp. Marque Employeur, etc.)
Sommaire :
- IA et RH, ce qui a vraiment changé en un an : les chiffres qui comptent dans l'étude
- Un an plus tard, les RH utilisent mieux l'intelligence artificielle… mais font-elles mieux leur métier grâce à elle ?
- Les angles morts du baromètre : ce que les chiffres ne disent pas
- La vraie place que devraient occuper les RH dans la transformation iA
- Cinq leviers pour passer du stade de l'acculturation à celui de la transformation IA
1. IA et RH, ce qui a vraiment changé en un an : les chiffres qui comptent dans l'étude
Le fait le plus frappant de cette deuxième vague tient en un chiffre : 80 % des professionnels RH utilisent désormais un agent conversationnel au quotidien, contre 67 % l'an dernier. Soit +13 points en douze mois. Les LLM sont devenus des outils de bureautique ordinaire, au même titre que Word ou Excel. Ce n'est pas anodin - c'est une adoption de masse réussie.
Mais la vraie surprise de cette édition, ce sont les usages intermédiaires qui ont décollé. La synthèse de documents et l'extraction d'information ont bondi de 40 % à 71 %.
La génération automatique de comptes rendus est passée de 29 % à 62 %. Ces usages demandaient hier un effort d'appropriation distinct ; ils font aujourd'hui partie du flux de travail normal. C'est, selon le baromètre lui-même, "le grand changement de cette année."

Parallèlement, 65 % des entreprises ont déployé des formations à l'IA dans les départements RH au cours des 12 derniers mois - contre 47 % sur les 3 années précédentes.
L'effort de formation s'est accéléré et resserré dans le temps. Et dans 75 % des entreprises, la DRH est désormais associée à la conduite du changement induit par l'IA : c'est le signal que la fonction RH commence à s'imposer comme partenaire légitime des projets IA, pas seulement comme bénéficiaire ou exécutante.

Reste la donnée qui interroge le plus : 64 % des professionnels RH pensent que les entreprises, globalement, vont se servir de l'IA pour réduire les effectifs. Mais seuls 16 % estiment que cela se produira dans leur propre organisation.
C'est ce que le baromètre appelle avec une certaine ironie "l'enfer IA, c'est chez les autres." Optimisme lucide ou biais cognitif ? La réponse dit beaucoup sur la manière dont la fonction RH se perçoit face au risque.
2. Un an plus tard, les RH utilisent mieux l'intelligence artificielle… mais font-elles mieux leur métier grâce à elle ?
En 2025, le baromètre dressait le portrait d'une fonction RH sensibilisée, curieuse, mais cantonnée à des usages simples, avec seulement 37 % des entreprises ayant déployé au moins un outil IA dans leurs processus RH.
En 2026, la courbe a monté : la connaissance autodéclarée de l'IA (bien ou très bien) est passée de 48 % à 60 %, et la formation s'est intensifiée. La maturité s'est construite.
Mais la hiérarchie des usages, elle, n'a pas bougé. L'analyse prédictive stagne à 14 % (contre 13 % en 2025). Le recueil d'informations via chatbot ne décolle pas (22 %, +3 points seulement). L'automatisation de tâches reste à 24 %. Ce sont précisément les usages qui créeraient le plus de valeur business, et ils piétinent.
La "bureautique augmentée" reste dominante, les usages qui transforment les processus restent l'exception.
C'est là que se loge la tension centrale de cette vague 2 : les professionnels des RH font mieux ce qu'ils faisaient déjà (rédiger, synthétiser, reformuler), mais n'ont pas encore reconfiguré leurs processus autour de l'IA. Les pionniers, eux, commencent à franchir ce cap : 1 entreprise sur 4 a supprimé des tâches ou étapes RH grâce à l’IA, et 1 sur 5 a créé de nouveaux rôles RH en lien direct avec l’IA.
Ces chiffres semblent faibles, mais ils n’existaient pas du tout dans le premier baromètre. C’est la mise en mouvement d’une avant-garde.
Concrètement, le baromètre cite déjà des tâches remplacées dans le recrutement et l’administration RH : rédaction d’annonces ou de fiches de poste, traduction, analyse de CV, production de KPI, comptes rendus d’entretien ou encore réponses automatisées aux questions des collaborateurs via des chatbots RH.

Un autre delta significatif : en 2025, la formation portait à 84 % sur la "compréhension de l'IA" : l'effort de base. En 2026, ce chiffre tombe à 60 %. Ce n'est pas un recul, c'est une normalisation.
Les entreprises forment davantage leurs équipes RH à l'utilisation réelle des outils IA métier (+9 points) et, fait nouveau, 19 % des entreprises formatrices ont déjà abordé l'IA agentique dans leurs programmes. La formation évolue vers la pratique. C'est encourageant, mais encore insuffisant au regard de ce qui arrive.
Et le premier frein identifié en 2025, l'absence de stratégie claire, reste le premier frein en 2026, cité par 52 % des répondants. En un an, les pratiques ont changé, les organisations, beaucoup moins.
Ce qui surprend le plus dans cette évolution, c'est la persistance d'une approche centrée sur le langage au détriment des processus.
Nous alertions l'an dernier sur le risque de limiter l'IA générative à de la bureautique augmentée. Un an plus tard, la transformation systémique des processus RH reste l'exception et non la règle.
3. Les angles morts du baromètre IA : ce que les chiffres ne disent pas
Le baromètre est une photographie précieuse. Mais comme toute photo, il fige ce qui bouge et éclaire ce qu'on lui tend. Trois angles morts méritent d'être nommés.
L'optimisme sur l'emploi RH mérite d'être challengé

La "jurisprudence IBM" (réduire les effectifs RH pour financer d'autres fonctions via l'IA) est jugée probable pour l'économie en général par 64 % des répondants, mais improbable chez eux à 56 %. Cette asymétrie est classique en sociologie, mais elle peut conduire à sous-estimer l'urgence de se préparer.

Ce que montrent les données des pionniers est plus nuancé : chez ceux qui ont déjà automatisé des tâches, 28 % anticipent une réduction des effectifs de recrutement, contre seulement 12 % chez les autres.
Les pionniers voient les deux faces du changement : création et destruction, simultanément.
La formation à l'IA agentique est dramatiquement sous-développée
Seules 19 % des entreprises formatrices ont abordé ce sujet pour les RH, et 28 % pour les collaborateurs hors RH. Or, c'est précisément l'IA agentique, capable d'exécuter des workflows entiers en autonomie, qui va redistribuer les cartes dans les 18 à 36 mois qui viennent.
Former aujourd'hui à l'IA générative de base, c'est préparer ses équipes à la vague… qui vient déjà de passer !
L'implication des DRH dans la gouvernance business reste le chaînon manquant
La DRH est reconnue comme partenaire sur la formation et la conduite du changement induit par l’iA dans 75% des entreprises sondées. Mais elle est absente ou marginale dans 41 % des entreprises sur les sujets de transformation de l'offre, et dans 30 % sur les sujets de production et d'outils de travail.
Tant que les RH resteront cantonnées aux sujets "RH-adjacents" et écartées des décisions business, leur capacité à anticiper les impacts sur les compétences restera incomplète. C'est structurellement le problème le plus grave que ce baromètre révèle en creux.
Formation à l’iA : pourquoi les DRH doivent être aux commandes
Le point de vue de Raphaël Kattan - Directeur général et associé, TalenCo
Interviewé dans le 2e Baromètre national de l'IA dans les RH, Parlons RH, 2026

« Les DRH doivent être décisionnaires sur la formation, la sensibilisation, l’acculturation, en bonne intelligence avec les métiers et l’IT. »
Ce qui se joue aujourd'hui dans les entreprises ressemble à ce qu'on a vécu au moment de la révolution digitale dans les années 2010 : on s'étonne parfois de voir les équipes data et IA prendre la main sur la formation aux nouveaux outils. Certes, elles détiennent l'expertise technologique, mais la stratégie de développement des compétences et les moyens à déployer sont des sujets RH !
Raphaël Kattan propose une grille de lecture utile pour structurer les parcours de formation : tous les usages de l’IA ne se valent pas, et tous n’appellent pas le même niveau d’accompagnement. :
Anecdotique : utiliser l'IA générative pour des tâches hétérogènes (rédaction, traduction, synthèse). C'est là où se concentre la majorité des usages aujourd'hui.
Tactique : orienter l'IA sur des processus clés du métier pour les semi-automatiser, souvent via un assistant. C'est la prochaine étape pour la majorité des équipes RH.
Stratégique : réinventer ou automatiser des pans entiers d'activité. Cette étape requiert une reconfiguration de l'organisation et un accompagnement RH structuré en conséquence.
"Plus l'entreprise ira vers une utilisation tactique et stratégique de l'IA - notamment avec des agents autonomes - plus les métiers vont changer. (...)
Les RH sont responsables de l'accompagnement des collaborateurs dans ces transformations, avec des modalités adaptées à chaque niveau d'utilisation."
IA & RH : l’adoption progresse, la transformation reste à construire
L’analyse de Cyrille Chaudoit - Fondateur Associé et Responsable de l’iA, TalenCo
Cette seconde vague du baromètre Parlons RH me laisse une impression mitigée. Les chiffres d'adoption sont presque « trop » bons.

« L'enthousiasme des RH est une bonne nouvelle : mieux vaut qu'elles expérimentent elles-mêmes l'intérêt des iA pour leur métier, afin d'accompagner ensuite les autres dans la conduite du changement. »
Mais attention à ne pas confondre adoption de l'outil et transformation métier. Les 80 % qui utilisent un LLM au quotidien ne transforment pas leur fonction : ils travaillent mieux, pas autrement. Le vrai saut, c'est celui des 25 % de pionniers qui ont supprimé des tâches et redéployé des ressources.
L'étude reflète bien ce que nous observons sur le terrain : le sujet avance, mais moins vite que certains le laissent croire dans les médias.
Faire de l'iA un véritable sujet stratégique en interne demande encore énormément de travail.
Un chiffre l'illustre : 64 % des répondants jugent « modérée » l'ampleur des transformations de l'IA sur le management, et 14 % la jugent « nulle » (sic). Le penser, quand on est RH, c'est ne pas (encore) percevoir l'implication systémique de l'iA sur le travail. Le chemin est encore long !
5. Cinq leviers pour passer du stade de l'acculturation à celui de la transformation
Ce que montrent les données des pionniers est instructif : la différence entre eux et les "retardataires" ne tient pas à la technologie disponible, mais aux choix organisationnels faits en amont. Voici les cinq leviers RH qui font réellement la différence.
1. Formaliser dès aujourd’hui une politique IA qui engage la direction générale, pas seulement la DSI
Seul un tiers des entreprises dispose d'une politique IA déployée. Or, une charte réduite à des garde-fous informatiques ne change rien aux modes de travail.
La DRH doit co-présider l'instance qui définit les outils autorisés, les engagements éthiques, les rôles et responsabilités, et le plan de montée en compétences, avec des indicateurs de mesure. C'est le prérequis de tout le reste.
Notre méthode Cockpit IA® est conçue précisément pour structurer cette gouvernance.
2. Former à l’IA : un socle commun pour tous, des parcours ciblés selon les usages
Former les équipes à “la compréhension de l’IA” ne suffit plus. Les usages se diversifient et n’appellent pas tous le même niveau d’accompagnement. Concrètement, en écho aux trois niveaux d’utilisation de l’iA cités par Raphaël Kattan (anecdotique, tactique, stratégique) le plan de formation doit combiner trois niveaux :
- un socle universel pour tous les collaborateurs, couvrant les usages, les limites, l’éthique, les risques et la confidentialité ;
- des modules métiers pour les équipes RH, managers et directions opérationnelles, centrés sur leurs cas d’usage réels ;
- et une hyperspécialisation pour un noyau restreint de référents, capables d’expérimenter l’IA agentique, de piloter des agents autonomes et d’accompagner le passage à l’échelle.
C’est tout l’enjeu d’une approche comme TALENCO.AI : ne pas former tout le monde de la même manière, mais permettre à chacun de monter au bon niveau, au bon moment, selon son rôle dans la transformation.
3. Arrêter le saupoudrage et industrialiser trois processus RH
Le syndrome du pilote perpétuel est l’un des premiers ennemis de la transformation IA.
Pour dépasser les expérimentations dispersées, les DRH ont intérêt à identifier quelques processus RH à fort volume, répétitifs et à faible valeur ajoutée humaine (par exemple le premier tri des candidatures, l’onboarding administratif ou le support RH de premier niveau) puis à les automatiser de manière structurée, sécurisée et mesurable.
L’objectif n’est pas d’automatiser pour automatiser, mais de dégager du temps sur les tâches les plus chronophages pour le réinvestir dans des missions à plus forte valeur ajoutée : accompagnement des managers, développement des compétences, mobilité interne, pilotage RH ou expérience collaborateur.
C’est en mesurant concrètement ce temps gagné, la qualité de service améliorée et les ressources redéployées que le ROI devient lisible pour la direction générale.
4. Positionner les managers comme vecteurs d’adoption de l’IA
Le baromètre montre que les managers sont perçus comme l’une des catégories les moins menacées par l’IA, mais parmi les plus susceptibles d’être “augmentées”. C’est précisément pour cette raison qu’ils ne doivent pas être considérés comme de simples cibles de communication, mais comme des relais clés de la transformation.
Préparer les managers à piloter des équipes augmentées par l’IA devient un chantier prioritaire.
Evaluer la performance lorsque le travail est coproduit avec des outils IA, arbitrer entre suggestion algorithmique et jugement humain, maintenir la cohésion dans des collectifs aux niveaux d’appropriation hétérogènes, accompagner les résistances et préserver la qualité du lien humain...telles sont les compétences à développer pour les managers.
Les former maintenant, c’est l’un des investissements RH les plus utiles avant que le sujet ne devienne urgent — autrement dit, avant que tout le monde ne découvre qu’un manager augmenté ne s’improvise pas entre deux réunions Teams.
"L'accompagnement des managers est la clé de voûte de l'acceptation des IA. Ils devront, une fois encore, jouer un rôle central dans la conduite du changement".
Raphaël Kattan, DG associé de TalenCo
5. Brancher l'intelligence artificielle sur le strategic workforce planning
La prédiction des besoins en effectifs végète à 5 % d'adoption : c'est le chiffre le plus sous-exploité de tout le baromètre.
L'IA peut modéliser les scénarios d'évolution des métiers, identifier les compétences critiques à 18 mois, chiffrer les besoins de requalification. C'est là que la DRH devient un partenaire stratégique incontournable aux yeux du COMEX - pas en produisant des tableaux de bord RH de plus.
Les RH doivent donc cartographier les compétences, anticiper les évolutions des métiers, identifier les écarts à combler et construire des plans de développement adaptés. C’est un enjeu d’employabilité autant que de performance.
La DRH, architecte ou spectatrice de la transformation IA ?
Ce baromètre 2026 dresse le portrait d'une fonction RH mature sur l'IA générative, lucide sur les risques, mais encore à la traîne sur la transformation en profondeur. L'optimisme des professionnels RH est une force, à condition de ne pas le confondre avec une raison de temporiser.
Les pionniers ont déjà commencé à prendre des décisions difficiles : supprimer des tâches, créer de nouveaux métiers, investir dans la formation à l'agentique. Ils ont aussi quelque chose en commun : ils n'ont pas attendu que la technologie soit parfaite, ni que le cadre réglementaire soit stabilisé. Ils ont avancé avec méthode, en plaçant les compétences humaines au centre du déploiement.
C'est exactement là que TalenCo peut faire la différence avec vous. Que vous soyez au stade de la politique IA à construire, de la formation à industrialiser ou des processus à reconfondre, notre offre TALENCO.AI est conçue pour vous accompagner à chaque étape, pas pour vous vendre de l'enthousiasme.

FAQ intelligence artificielle et ressources humaines
Quels sont les principaux enseignements de l'étude IA RH 2026 ?
Le baromètre IA RH 2026 de Parlons RH montre que les professionnels RH utilisent davantage l’IA, se forment plus massivement et commencent à structurer leurs pratiques. Mais les usages restent encore majoritairement centrés sur l’assistance individuelle : rédaction, synthèse, traduction, comptes rendus. Le passage à l’échelle, la gouvernance IA et la transformation des métiers restent les prochains grands défis.
Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle la fonction RH ?
L’IA générative transforme la fonction RH en automatisant certaines tâches administratives, rédactionnelles ou analytiques. Elle permet de gagner du temps, d’améliorer certains processus et de faire émerger de nouveaux rôles liés à la data, à la gouvernance ou à l’accompagnement de l’IA. Mais son impact dépend de la capacité des RH à repenser les processus et les compétences.
Pourquoi l’IA est-elle un sujet de transformation organisationnelle ?
L’IA ne modifie pas seulement des outils. Elle transforme les tâches, les métiers, les compétences, les modes de décision, les pratiques managériales et les processus de travail. C’est pourquoi elle doit être pilotée - notamment par la DRH - comme un sujet d’organisation, et non comme un simple projet technologique.
Quel rôle doivent jouer les DRH dans le déploiement de l’IA ?
Les DRH doivent accompagner la montée en compétences, anticiper l’évolution des métiers, structurer les plans de formation, soutenir les managers, contribuer à la gouvernance IA et veiller à l’employabilité des collaborateurs. Elles doivent être associées dès l’amont aux projets IA, et pas seulement au moment de former les équipes.
Quels sont les risques de l’IA générative pour les RH ?
Les principaux risques concernent la confidentialité des données, les biais, le manque d’explicabilité, la dispersion des usages, le shadow IA, la perte de cohérence entre outils et l’insuffisance d’accompagnement humain. Ces risques peuvent être maîtrisés par une politique IA claire, une gouvernance transversale et une formation adaptée.
Comment passer de l’expérimentation IA au passage à l’échelle ?
Le passage à l’échelle suppose de définir une ambition IA, prioriser les cas d’usage à fort impact, intégrer l’IA dans les workflows métier, former les collaborateurs selon leurs usages réels, accompagner les managers, fiabiliser les données et mesurer les impacts.
Pourquoi les managers sont-ils essentiels dans l’adoption de l’IA ?
Les managers sont les relais de terrain de la transformation IA. Ils doivent expliquer les usages, rassurer les équipes, arbitrer les niveaux d’automatisation, maintenir le lien humain et accompagner les évolutions du travail. Leur rôle est central pour transformer l’IA en levier d’adhésion plutôt qu’en facteur d’inquiétude.
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